Bienvenue à Chars, commune du Vexin
Rechercher dans le site
 
Plein texte Mot-clé Aide

La grande histoire du petit train 

Les Charsiens d'origine se souviennent certainement du temps, pas si éloigné en fait, des locomotives à vapeur qui traversaient notre village après un arrêt en gare, soit pour aller vers Paris, soit pour emmener les touristes vers Dieppe.

Plus bruyantes et plus modestes aussi celles qui tiraient le train départemental qui, depuis Valmondois longeant la vallée du Sausseron, traversaient Epiais-Rhus et la plaine de Bréançon avant de monter vers Marines et enfin la gare de Chars.

Les chemins de fer départementaux ont, depuis la fin du XIXè siècle, complété les réseaux principaux reliant les grandes agglomérations ; leur utilité s’est rapidement révélée nécessaire pour faciliter les déplacements et le commerce entre les villages.

C’est ainsi qu’en 1875 naquit le projet d’une ligne au départ de Valmondois, gare du réseau Nord destinée à joindre les communes d’Epiais-Rhus et ensuite Marines en longeant la vallée du Sausseron. Ce projet devait aboutir en 1883 et la ligne en voie métrique fut ouverte en 1886, puis prolongée jusqu’à Marines en 1891, et enfin à Chars en 1911.

Cette ligne rejoingnait donc celle de Pontoise-Dieppe par Gisors ouverte depuis 1867.

Il existait par ailleurs depuis 1871 une ligne à voie normale reliant Chars à Magny en Vexin. La liaison Valmondois-Magny en Vexin devint effective malgré la différence d’écartement entre les rails de la voie, obligeant un transbordement des voyageurs et des marchandises. Celle-ci persistant au cours des deux guerres mondiales devait apporter indéniablement bien des avantages aux usagers, et ce jusqu’à la fermeture des lignes Marines en 1949 et Chars en 1952. Il devait subsister un trafic marchandises entre Chars et Magny jusqu’en 1987. Le développement de l’automobile et des autocars lui a donné le coup de grâce.

Alors qu’un peu partout en France des inconditionnels du Chemin de Fer Départemental tentaient avec succès, mais aussi avec beaucoup de peine, de rétablir des lignes abandonnées, une équpe de passionnés désireux de faire revivre le réseau Valmondois-Chars et faire connaitre à tous la vie de celui-ci dans l’histoire de la vallée du Sausseron ont constitué le M.T.V.S., une association en vue de réhabiliter la ligne oubliée et de créer un musée des trains à vapeur.

C’est ainsi qu’en 1976 est né le M.T.V.S. (Musée des Tramways à Vapeur et des chemins de fer Secondaires français). Le point de départ se trouvait naturellement à la gare de Valmondois, dans les anciens bâtiments du réseau où ont été installés les ateliers de réparation et restauration du matériel roulant, puis le musée renfermant les locomotives et wagons, aujourd’hui en état de marche. Un appareil de voiries a été construit et un petit bout de ligne sur l’ancienne plateforme de la voie d’origine.

Malheureusement, au cours des années, il s’est avéré que la gare et ses équipements n’étaient plus adaptés, que sa situation dans la commune de Butry sur Oise ne permettait pas d’extension et que, de surcroît, l’ancienne plateforme de la ligne n’était plus utilisable. L’association a été obligée de trouver une autre orientation.

La Compagnie des Chemins de Fer Français ayant abandonné l’exploitation de la ligne Chars-Magny en Vexin, l’association a donc envisagé de restaurer cette ligne : point de départ gare de Chars où l’appareil de voie existe et se poursuit au-delà du tunnel, puis passage à Bouconvilliers, Nucourt et enfin terminus en gare de Magny en Vexin. Au total, 12 km le long du val de Viosne et de l’Aubette dans un environnement champêtre.

C’est ainsi que le M.T.V.S. a entrepris dès 1995 les démarches tendant à l’aboutissement de ce projet, ambitieux sans doute, mais porté par des passionnés dont la patience et aussi le courage permettent aujourd’hui d’espérer la réalisation dans les prochaines decennies.

Cette ligne traverse le Val d’Oise  mais aussi département de l’Oise. Les communes concernées ont été sollicitées et toutes sont intéressées. La plateforme est mise à la disposition du M.T.V.S. par la Compagnie des Chemins de Fer Français. Le M.T.V.S. rétablira la voie métrique et les appareils de voie. Il reste des terrains à acquérir en sus de ceux restants à la Compagnie C.F.F. Il faudra construire les ateliers de restauration et d’entretien du matériel roulant, le musée, une gare et tout ce qui doit contribuer à la bonne marche du réseau ainsi restitué.

Ces équipements doivent être réalisés à Nucourt où la disponibilité des terrains doit permettre les installations projetées. Magny en Vexin, bien que comportant les restes de la gare n’a pu être retenue en raison de la proximité des silos de la Coopérative Agricole (risque SEVESO). La commune de Bouconvilliers ne dispose pas de terrains aux dimensions suffisantes et situés de surcroît près de l’agglomération. Et Chars, direz-vous, que devenons-nous ? Chars, c’est le point de départ du voyage. C’est aussi celui du retour. Les voyageurs arriveront par la SNCF, ceux qui viendront en voiture pourront stationner sur le parc de la gare. Et pour les victuailles à se procurer pour la randonnée, les commerçants locaux y pourvoiront !

Dois-je vous dire que ce projet est financé en partie, que le Conseil Général du Val d’Oise, le Conseil Général de l’Oise et le P.N.R. ont apporté leur aval et encouragé cette initiative ? Sommes-nous exagérément optimistes ? Je ne crois pas, car ses promoteurs ont su par leur persévérance retenir l’attention des instances départementales.

 
Accueil     Plan du site     Contact     Mentions Légales     Carte